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L'Utopie est manifestement une voie à suivre !

Manifeste pour l'Utopie : proses pour une éthique.

Avant-propos.

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L’Utopie signifie étymologiquement “qui n'est d'aucun lieu“; à nos yeux c'est un " Idéal de vie ", ouverte à des possibles, un monde terrestre " extra ".

Ceux démunis de tout idéal finissent par n’être plus qu’instinctifs et hyper-matérialistes.
Face au monde qui impose le fait d’une dictature à plusieurs (la démocratie) avec des décideurs dont la seule
ambition est de servir le pouvoir de domination, la pensée et le projet utopistes semblent être une rupture avec ce destin tout programmé. Aucun système ne changera volontairement ses structures propres. L’évolution est toujours venue de l’extérieur. Ce n’est point une rupture radicale dont il s’agit mais une transformation lente, patiente et profonde que l’Utopie, que nous présentons, apporte(ra) à partir de la diversité.

Le mot révolution est empreint de violence et de politique. Le rêve éperdu se muait en terreur révolutionnaire (1793) par désespoir de non aboutissement rapide et n’offrait aucune médiation. Les moyens extérieurs à l’homme ne boulversent pas les choses de fond en comble. Supprimer la misère sociale ne rend pas forcèment les hommes pacifiques ni meilleurs car c’est l’homme qui fait la société. Le monde est ce que nous sommes advenus. Tout confier à la technologie, par exemple, provoquerait l’amnésie et précipiterait plus encore la déshumanisation (perte de la créativité, du bon sens, etc.) sous couvert de modernité. Cessons de confondre entre conquête idéologico-politique, scientifique, technologique et Idéal de vie, lequel sous-entend le bien public sur base de valeurs d’éthique. La biotechnologie et la robotisation style science- fiction par exemple, sont immorales, leurs principes arbitraires. La science et la technique sont des néo-religions avec leurs dogmes. L’Utopie ne peut être que positive et respectueuse de la vie. C’est assez dire que la direction donnée aux actes s’efforce évidemment de toujours veiller à l’amélioration pour le meilleur des biens possible. Passer progressivement de l’esprit de système à l’homme demande réalisme. Les progrès économiques, écologiques, etc., sont considérables.

L’humanité n’a jamais été aussi riche qu’au XXème siècle. La planète fournit largement de quoi nourrir tous ses habitants. Il en résulte que la famine, la pauvreté, le sous-développement sont un problème d’égoïsme, de répartition équitable de la production, du partage des savoirs et des moyens pratiques qui allègent le travail pénible et abrutissant, comme l’outil prolonge la main. La dignité de l’être humain est inséparable de sa singularité. Par conséquent, l’agir doit impérativement présenter un caractère éthique qui signe son universalisation (Kant). C’est dans le cœur de chacun qu’elle se puise. L’humanité profonde individuelle est notre liberté intérieure. Elle a des devoirs aussi bien envers ceux qui nous ont précédés qu’envers ceux à venir. On ne peut vivre sans espérance. L’espérance est un véritable levier ontologique, une détermination essentielle intrinsèque à la réalité objective, susceptible d’évolution vers le Bien collectif. La mondialisation n’est pas limitée aux seuls pôles financier et économique —que les hommes réorienteront avec justesse quand ils mettront l’humain au centre des préoccupations— elle inclut l’universel des valeurs d’une humanisation dynamique, une sorte de promesse“ prophétique “ libératrice, toujours vivante.

Le contenu des formes des projets utopistes ne peuvent être décrits sinon cela devient une prescription totalitaire (par ex. : interdire la monnaie, faire telle tâche à telle heure, etc.). Dicter les comportements d’autrui tout comme le priver de soné panouissement est le rabaisser à la médiocrité. La « Raison pure » de Kant implique les valeurs profondément humaines comme conditions à vivre, à partir desquelles toutes actions pourront concrètiser le Bien commun sous des modalités variées, indéfinimment diverses, multipliables, interpénétrables, … Soit, une foule de projets de vie animés par l’homme parvenu à une “ vertu d’humanité active “ !

Point question de politique par un gouvernement mondial mais la fédération informelle des énergies individuelles
et collectives créatrices d’un avenir meilleur, sans Etats ni frontières. Un monde unifié où chaque assemblées d’affinités, sans strutures, modulable, fluide et libre est souveraine d’elle-même, au milieu d’une liberté totale populaire. Une fraternité d’individus soucieux les uns des autres c’est à dire qui ont une “ haute conscience d’humantié “. La démocratie directe reste un système à distinguer de la fraternité ou de la solidarité directe.
Pour réussir à terme, il est nécessaire d’éprouver le plan de Bonheur planétaire à une échelle de laboratoire
humain et social et d’y préparer les mentalités. Alors, le changement de vie s’enracine profondèment pour amener, non par une réforme mais une évolution qui, petit à petit, génération après génération, donne naissance à une
nouvelle civilisation. Cette spiritualisation, comme nous l’entendons, à le sens de ce qui (r)éveille la faculté d’humanité, de ce qui nous rend plus juste, plus aimant, plus doux, …attend que nous formions de bons exemples
aux yeux du monde, qui montrent l’utopie réalisée en soi. En parallèle, nous pouvons générer des débats de société, lutter pour la participation élargie des gens aux choix d’orientation globale et réfléchie.

Se donner des moyens cohérents avec la fin, un Idéal généreux et général de Liberté, d’Amour et de Justice, commence homme par homme : dans son cœur, le point commun à tous (et non un principe idéologico-religeux). L’Utopie reste à réaliser.

L’Utopie humaine réfléchie à vivre ici et maintenant dépend de notre vouloir.


Extraits de l'opuscule : Affirmation — Des philosophes — Des traces historiques de l'Utopie— Fédérer les forces—

 

L’Utopie est Manifeste !

Manifeste pour l’Utopie.

 

Des anarcho-croyants [Sémantique : absence d’autorité] et agnostiques humanistes auto-évolutifs
peuvent animer en eux le sens de l’intelligence du cœur, un amour mû par la conscience
comme guide de l’action libre intérieure et extérieure.

But et moyen : l’amour et la liberté.

La transformation individuelle de fond vécue permet de se délester de l’emprise de tout système
(installé par le fait culturel) de domination et spoliation de l’homme par l’homme,
(se débarrasser des préjugés et de la peur des lois : prison mentale) et inspire l’évolution sociale
(sortir de l’ordre économico-politique) par une imagination mue par la bonté réfléchie, c’est à dire la Raison.

L’histoire nous apprend qu’un fugitif éclair de liberté ne suffit pas, il faut une solide préparation des mentalités
à vivre l’anarkhia (du grec : absence de commandement) fondée sur le “Fond Humain” afin de vivre

les valeurs du coeur. Il s’agit d’une spiritualisation ( * mot opposé aux systèmes religieux) au sens d’humanisation essentielle créative. Qu’importe les croyances et les convictions, seuls les actes comptent pour s’auto-fabriquer
son individualité de qualité : choix d’exemplarité “d’êtres-dieux“ ou d’Humain (grand " H ").

Créons l’utopie du futur dans le dépassement des clivages qui divisent l’universalité de l’unique humanité
dont chacun est un maillon dans la complexité. Fédérons les énergies autour d’un Idéal commun, généreux et
général d’Amour et de Justice. Osons réaliser des alternatives plurielles, adaptables et améliorables constamment.

L’Utopie réaliste que nous proposons est : un Plan de conquête du Bonheur humain collectif à faire comme on veut,
ici et maintenant sur terre dans le sens du Bien général, évidemment ! Sans équivoque, nous réfutons tous les pouvoirs. Il est primordial de redonner à chacun sa place, son rôle en le ramenant à la vocation humaine :
être heureux matériellement et spirituellement (*).

Pour aimer l’homme, il faut croire en l’homme et à ses capacités pour ouvrir une voie qui tire
sa source du cœur même de l’être humain. Ce pourquoi nous nous définissons par notre postulat commun
: “Des croyants en l’homme, d’abord”. Simple fraternité anarchique informelle dans le dépassement des credos,
hors des polémiques, sans chef ni structure ni hiérarchie ni cotisation, ni mythe ni superstitions.

Nous sommes ralliés à un Mouvement de conscience qui s’inscrit dans le courant émancipateur
du prophétisme libérateur et de l’humanisme non-autoritaire, pour chercher à réaliser comme alternative sociale
: une nouvelle civilisation. C’est concevoir les outils de l’intégrité ontologique pour un bouleversement
en profondeur : rendre plus humain l’homme et la société !

 

* Appliquer comme éthique les valeurs du coeur sans institutions interposées, à la vie personnelle en concevant des pratiques sociales, est avoir, avec ou sans la foi, une vie spirituelle. Cette définition se détache résoluement des concepts religieux et idéologiques figés qui font le nid des systèmes dominants.

Ce texte a été apprécié par l'Atelier d'écriture libertaire "La Gryffe" de Lyon.


 

Quelques plumes philosophiques qui ont préssenti que l'existentialité est moteur d'utopie :

Quelques célèbres philosophes ont pressenti que l’existentialité est la clé de l’évolution civilisatrice et ont lancé des pistes :

Kierkegaard, un chrétien qui défend l’homme comme un être « unique » irréductible à tout système. Une seule phrase : « Rien, rien, aucune erreur, aucun crime n’est aussi horrible devant Dieu que ceux qui sont le fait du pouvoir. Et pourquoi ? Parce que ce qui est “officiel“ est impersonnel, et à cause de cela, c’est la plus profonde insulte qui puisse être faite à une personne ».

Proudhon et son système mutuelliste au plan économique et social, et fédéraliste au plan décisionnel, propose la transformation des grandes unités de production en associations de travailleurs qui échangeraient librement entre eux leurs produits. La suppression de l’intérêt et l’instauration du crédit gratuit auraient pour effet la suppression des classes sociales.

Emerson chercha à fonder un système qui affirme la supériorité de la conscience individuelle sur les croyances et les dogmes traditionnels mais fonda un système idéaliste, mystique et panthéiste, qu’il a appelé « le transcendantalisme »

Thoreau créa une prose qui fait largement appel à la langue populaire pour convier à la désobéissance civile. Ce sont les consciences, et elles seules, qui sauvent la masse. Son souci est spirituel, de transformation intérieure car l’ennemi est en nous, non à l’extérieur : « séparer dans l’individu le diabolique du divin » sans recours à des pouvoirs : « Le meilleur gouvernement est celui qui gouverne le moins ».

Paine, théoricien des Droits de l’homme, récuse toute les religions et les rois pour « défendre la Cause de l’humanité et le droit adamique de refaire le monde à sa façon ». « Premier et dernier article de la constitution américaine : il n’y pas d’articles ! ». Le bon sens l’amène à dire : « Plus les hommes sont civilisés, moins ils ont besoin de gouvernements parce qu’ils sont plus propres à conduire leur affaire et à se gouverner eux-mêmes. …L’homme est plus conséquent qu’il ne s’imagine ou qu’on voudrait lui faire croire ».

Stirner et Tolstoï citent l’anarchiste Jésus comme exemple de transcendance pour abolir tout pouvoir—. Une humanisation créatrice et audacieuse est forcément une spiritualisation globale patiente et intelligence pour préparer les peuples tout en diminuant l’emprise des pouvoirs, afin que en parallèle à l’enseignement il soit donné, par le risque encouru de liberté, au peuple de s’auto-humaniser.

Feuerbach et son humanisme athée souligne le caractère humain de l’essence divine. Défenseur de l’existentialisme, il affirme la revalorisation de la personne par la créativité.

Vaneigem appelle à l’humilité et au réalisme : « Dans le comportement quotidien des gens (de la croyance) judéo-chrétienne, musulmane ou bouddhiste, (il y a) plus de générosité, de vitalité, de tendresse, de compréhension, d’ouverture que chez nombre de prétendus révolutionnaires caparaçonnés par l’idéologie et l’esprit inquisitorial » et invite joyeusement à développer sereinement « la part d’humanité en soi et autour de soi » pour une internationale du genre humain à la conscience créatrice.

Mawet met l’accent sur l’évolution « vers une voie praticable où les hommes s’efforceraient ensemble de mettre chacun en situation de vivre le plus heureusement possible en accord avec ses propres désirs et l’humanité impossible d’une révolution avec la violence exterminatrice imposée ; le besoin de considérer l’humanité de l’adversaire pour l’y ramener, telle une obligation vitale, pour convaincre tout le monde que les hommes font partie d’une même planète. Développer les valeurs de réciprocité et de sollicitude pour que ça change : c-à-d changer d’objectifs existentiels, transformer les relations humaines et celles avec le monde vivant, amorcer le déséquilibre indispensable au changement par la capacité d’humanisation. Constatant que c’est de nous que vient le mal et que nous sommes ce que nous vivons et, si nous admettons la nécessité de transformer radicalement la société il faut admettre aussi que ce n’est possible qu’à la condition de nous être changés nous-mêmes d’abord. Quels stimulants moraux faut-il et comment être à la fois libre et fraternel ? Pour devenir humain il va falloir en rabattre » disait cette grande dame de l’anarchie belge.

Malatesta avait compris que : « C’est quelque chose qui doit naître de la conscience éclairée de chacun et qui doit se réaliser sur la base du libre consentement de tous... la seule chose que nous puissions faire, c’est faire en sorte que cette volonté naisse et se manifeste ». La propagande ne suffit pas : « Il y a une action réciproque entre l’homme et le milieu. Les hommes font la société telle qu’elle est, la société fait les hommes tels qu’ils sont... Pour transformer la société, il faut transformer les hommes et pour transformer les hommes, il faut transformer la société » ! Cela ne sonne pas vraiment juste, il est taraudé par la question qui revient comme une complainte, la question de savoir " Comment " parvenir à élever tous les hommes au niveau d’une conscience et d’une action libres. La solution est donc d’armer les hommes au fond de leurs tripes, c’est à dire spirituellement, pour qu’ils se transforment et transforment la société par voie de conséquence. Il le devine : « Il faut une éducation pratique qui est, tout à tour, la cause et l’effet d’une transformation graduelle du milieu ». C’est d’abord se libérer des pouvoirs de toutes sortes qui représentent la résistance du passé sur l’avenir. L’avenir est à faire comme on veut ! Alors, l’homme pourra développer avec les autres hommes simplement rendus frères d’une même race humaine, par une solidarité voulue, consciente, vigilante et éclairée, l’action de coopération volontairement tournée vers le bien-être de tous, sans aucune distinction. Cette auto-révolution est une évolution civilisatrice individuelle et collective.

Kropotkine définit un anarchisme collectiviste : l’abolition de toutes les formes de gouvernement et la libre fédération des groupes de producteurs et de consommateurs. Il conçoit une société nouvelle fondée sur de libres associations mais il faut préparer le futur pour ne pas reproduire le système. Dans le mouvement chrétien qui se fit en Judée sous Auguste, il reconnaît incontestablement, de sérieux éléments d’anarchie (lutte contre la loi et l’Etat romain et l’immoralité régnante).

Sartre, et l’humanisme existentialiste
qui met chacun en face de ses responsabilités quant à sa propre personne et aussi envers les autres, nous a appris que l’existence précède l’essence : « l’homme existe d’abord, se rencontre, surgit dans le monde et il se définit après par cette existence même. L’homme n’est rien d’autre que ce qu’il se fait ».

Ellul souligne que toutes les églises ont scrupuleusement respecté et souvent soutenu les autorités de l’Etat, elles ont toléré les injustices sociales et l’exploitation de l’homme par l’homme (en justifiant pour les unes que la volonté de Dieu était qu’il y ait des maîtres et des serviteurs, et pour les autres, que la réussite économique serait le signe extérieur de la bénédiction de Dieu). Elles ont aussi transformé une Parole libre et Libératrice en une morale (alors que le plus surprenant c’est que justement il ne peut pas y avoir de " morale " chrétienne, si l’on veut suivre une pensée libératrice). Toutes les églises ont constitué un clergé, détenant le savoir et le pouvoir. La mise en garde contre le pouvoir est pourtant claire : « Il prendra vos fils et les affectera à ses chars et à sa cavalerie… Il s’en fera des chefs de mille… ; il leur fera labourer son labour, moissonner sa moisson, fabriquer des engins de guerre… Il prendra vos filles pour parfumeuses, pour cuisinières et pour boulangères. Vos champs, vos vignes, vos oliviers les meilleurs…Il prendra la dîme… vous crierez ce jour-là… » (Samuel, 8/10).

Spinoza, Kant, Malraux, … et d’autres encore, la liste serait trop longue. Nous regardons la part de vérité en tout homme.

 

 


Quelques traces de tentatives historiques :

Des révolutions comme celles de 1789 ou 1917 ont mis par terre des tyrans dans un bain de terreur et de malheurs. Le rêve des révolutionnaires de changer la société en y faisant régner la fraternité, l’égalité et enfin des valeurs humaines a apportés des avancées au monde (l’origine contingente de la D.U.D.H aux apports judéo-chrétiens et à la philosophie des Lumières est indéniable) mais des systèmes nouveaux ont vite remplacés les anciens (lois, gouvernement,…). Ces insurrections étaient fondées sur l’idéologie avec son drapeau et non au seul service de l’être Humain.
Finalement, rien n’a changé au fond. Que du contraire, cela a déclenché une valse de vengeance sans fin.
L’échec des révolutions tient aussi —ceci est très important— à l’inexpérimentation suffisante du futur dans des alternatives de société en modèle réduit et ouvert, avant de le proposer au peuple comme phare d’évidence. A cet égard, le vécu américain de 1776 est significatif : la contrée était composée de propriétaires accoutumés à l’égalité, étranger au luxe et à l’indigence, connaissant à peine le joug des impôts et des préjugés (à cause de la multiculture venue avec la diversité des migrants, donc universalité par l’enrichissement), leur goûts, leurs moeurs et leur position d’indépendance individuelle dans l’absence d’autorité ou de règles imposées, les appelaient à une fraternité naturelle afin de répondre à la nécessité des besoins . C’est cet état d’esprit " anarchiste " que la politique consacrera habillement dans la Déclaration de Constitution des Etats-Unis d’Amérique pour réaliser au moyen du gouvernement « leur penchant indicible au bonheur » et instaurer le pouvoir comme volonté du peuple ! (Plus tard, cette attente de félicité sera faussement codée sous le mot" propriété " pour faire passer les principes dominateurs du capitalisme matérialiste). Malheureusement, l’expérience n’a pas eu le temps de mûrir assez pour que les mentalités changement progressivement, et la révolution a avorté. Voilà une leçon historique.

• 1871 : La commune de Paris fut administrée par les hommes eux-mêmes, sans plan ni méthode, allant jusqu’à innover l’école laïque. Elle ne dura que deux mois avant les persécutions des communards.

• 1910 : C’est sans doute à partir des valeurs du judaïsme dépouillé de l’orthodoxie religieuse que les pionniers du premier kibboutz de Degania ont construit leur idéal.

• De 1936 à 1939, la pensée libertaire était répandue dans la conscience populaire grâce à la publication des principaux écrits de l’anarchisme international ; dans les revues, journaux, brochures, livres et dans les réunions, la révolution sociale était systématiquement discutée. Les théorise libertaires, axées sur le moyen de l’égalité économique et sociale et la liberté qui lui serait liée, luttent contre le sexisme et le racisme. Elle ont permis aux anarchistes de réfuter toutes formes de pouvoirs et de réaliser l’autogestion et la coopération étroite entre les fédérations d’organisations de producteurs, de services, etc. à l’échelle de l’Espagne par la collectivisation de l’industrie et de la terre. Si la pensée libertaire est relativement constructive elle oublie que le genre humain est trop diversifié pour le limiter à des slogans ou à des méthodes pratiques. La culture libertaire bien qu’affirmant que l’homme n’est pas naturellement mauvais ni bon, ne croit pas à l’évolution humaine par chacun ; c’est exactement la voie de la désespérance utilisée par l’église que l’anticléricalisme rejette !
C’est pourquoi, nous préférons le sens strict étymologique de “an-arkhia”, anarcho : absence de commandement, d’autorité fût-elle celle de la logique ou de la raison subjective hors de la réalité, de l’existence globale.
La révolution sanglante, discréditée, expéditive, même fondée sur l’idéologie libertaire longuement pensée, reste une idéologie, parfois pseudo-religion, avec un drapeau, lequel est l’insigne des particularismes et non du Bien commun (c-à-d universel). Elle n’agit pas au seul non de l’amour ou de la justice, mais d’une idée (Il y a eu des libertaires gouvernementalistes ! ). Par ailleurs, elle n’est pas applicable parce qu’aucun laboratoire ne l’a préparée au préalable dans les cœurs et dans la vie pour mieux prévoir le changement civil à venir.

• 1961 à 1964, l’autogestion en Yougoslavie dans les conseils d’usine veille à confier la gestion de l’économie aux producteurs eux-mêmes et la consultation des travailleurs se fait par le référendum. La gestion théorique de la commune devait être décentralisée via le local. Mais le manque de dépouillement des mentalités, les contradictions de l’autogestion en libre concurrence et l’autonomie n’étant pas totale, laisseront s’installer des ambitieux et la violence les balaya puis ce fut le retour de l’Etat autoritaire.

En 1971, le quartier de Christiania, célèbre "ville libre" de la capitale danoise influencée par l’anarchiste Hans Jaeger, écrivain et figure de proue de la Bohême de Christiania, groupe d’artistes et d’écrivains issus de la bourgeoisie urbaine qui s’opposaient aux mœurs et aux conventions dominantes. Plus d'un milliers de hippies envahirent une base militaire désaffectée de plusieurs hectares et s'y installèrent, malgré les oppositions gouvernementales. Après bien des luttes très violentes avec les autorités, ils obtinrent le droit de rester en tant que société expérimentale. A ce jour, Christiania est devenue la curiosité la plus visitée en Europe, à cause de son grand marché libre de stupéfiants en tout genre, malheureusement ! Dans ce quartier, on y trouve divers lieux occultes, temples bouddhistes, une école de formation aux sciences occultes, ainsi que divers centres de méditations en tous genres. Dans une ancienne caserne libérée au début des années 1970 et squattée par des centaines de jeunes. “Make love, not war“ resta longtemps ici la devise. Jamais la mairie n'osa expulser les occupants et ils sont toujours là, 30 ans plus tard, communauté un peu figée dans le temps, entre ses ateliers et ses baraques délabrées......qui se trouve à 10 minutes à pied du centre ville de Copenhague. On surnomme ce quartier "Freetown" ou "société expérimentale", et ses habitants n'ont pas d'autre devise que : sans foi, ni loi, la liberté à tout prix, tout est permis sans aucune impunité, mais les photos sont interdites......... Après tout je n'ai fait qu'appliquer leur propre devise en n'en prenant tout de même ! On découvre en s'y baladant tour à tour des quartiers ou des bâtisses aux noms poétiques comme "L'île aux lapins", "La maison banane", "Le tumulus nord", "L' hélicoptère invisible", "L'arche de paix", ou nettement plus prosaïques : "La rue aux dealers". La vie collective à Christiana est ponctuée d'assemblées générales de quartiers ou de coopératives, seules instances décisionnelles. L'économie est organisée en coopératives de production ou de services. Une caisse commune répartit les bénéfices des coopératives, aidant celles qui sont déficitaires et recueille le loyer de Christiana, destiné à l'amélioration du cadre de vie collectif. "Si l'amour y est libre, les viols y sont fréquents. Si le rejet du système capitaliste est proclamé, la communauté survit grâce aux subsides de l'aide sociale, le commerce de la drogue et les échanges commerciaux avec l'extérieur........." William Godwin

Des images de Christiania en cliquant sur Hans Jaeger.

…/… il y a aussi d'autres expériences plus actuelles ( les TAZ, etc.) que nous évoquerons ultérieurement.

 


 

Nous proposons l’union des forces, sans être chapeauté, pour :

- Supprimer, diminuer au maximum l’emprise des pouvoirs sur l’invention, l’art, la créativité. Les simplifier là où provisoirement ils sont nécessaires pour cheminer progressivement vers un monde libre parce que les temps d’éducation, la sensibilisation rationnelle à l’amour, entre autres choses, seront longs.
- Liberté de distribuer la nourriture aux affamés des biens terrestres légitimes à une vie épanouie, liberté de communiquer les idées, liberté de communiquer les savoirs et les compétences, les moyens d'usage utile, … et liberté de recevoir l’aide.
- Liberté de proposer, de partager, de donner sans les contraintes légalistes (taxe, règlements, etc.), le travail, l'artisanat, de créer librement pour trouver la fraternité entre tous les hommes.
- Mobilisation des consciences pour annoncer de manière persuasive, dans les faits concrets, des micromodèles de Projet de sociétés neuves selon les affinités, qui s’opposent radicalement au système religieux et social (qui entraîne de graves problèmes). Propagation par tous moyens imaginatifs contagieux pour renverser les fausses valeurs dans le cœur de la société, rendre caduque le légalisme, introduire les vraies valeurs vivifiantes du “ Fond Humain “ et pratiquer au besoin la désobéissance civile à chaque fois que des failles se présentent et en créant des situations propices. L’inaction engendre le mépris du monde qui attend quelque chose pour sortir de l'impasse ! Le terrorisme, forme de désespérance, est la conséquence négative du désespoir, de la facilité de ceder aux nerfs, de la velléité, de l’hésitation sur la stratégie constructive comme attrait, de la paresse créatrice, de la fatalité, de divers dsysfonctionnements et de l’irrésolution d’assumer en conscience un difficile rôle d’humanisation émancipatrice.

…/…